À l’OTAN, Erdoğan trace sa vision pour le Moyen-Orient, l’Europe et l’Ukraine
Prenant la parole lors du sommet de l’OTAN, le président turc Recep Tayyip Erdoğan, concernant la cause palestinienne a réaffirmé que la solution à deux États demeure, selon Ankara, la seule voie susceptible d’instaurer une paix durable au Moyen-Orient. Il a appelé la communauté internationale à assumer pleinement ses responsabilités afin de favoriser l’apaisement et la stabilité, en particulier dans la bande de Gaza et au Liban.
Le chef de l’État turc a également indiqué que la Turquie était prête à contribuer au déminage du détroit d’Ormuz si les circonstances l’exigeaient. Il a, par ailleurs, salué les efforts visant à favoriser une issue diplomatique à la crise iranienne, évoquant le soutien apporté par le président américain Donald Trump à cette démarche, tout en dénonçant les tentatives de faire obstacle à ce processus.
Concernant le conflit en Ukraine, Recep Tayyip Erdoğan a réaffirmé le soutien de son pays à Kiev, tout en soulignant l’importance de maintenir le dialogue avec la Russie afin de créer les conditions d’un règlement pacifique.
Sur le volet de la sécurité euro-atlantique, le président turc a exhorté les alliés européens à assumer une part plus importante des responsabilités en matière de défense collective. Il a plaidé pour la levée des restrictions pesant sur les industries de défense et le renforcement de la coopération militaire entre les membres de l’Alliance afin d’atteindre les objectifs du concept « OTAN 3.0 ».
Recep Tayyip Erdoğan a également mis en avant les performances de l’industrie de défense turque, affirmant que la Turquie figure désormais parmi les dix premiers producteurs et exportateurs mondiaux du secteur. Il a ajouté que son pays dispose de la plus grande armée de terre en Europe et s’est engagé à porter les dépenses de défense à 3,5 % du PIB avant 2030.
Enfin, il a averti que l’exclusion des alliés de l’OTAN non membres de l’Union européenne des mécanismes de coopération en matière de défense risquerait de créer des divisions artificielles au sein de l’Europe, appelant à une approche fondée sur la coopération, la solidarité et le pragmatisme pour préserver l’unité de l’Alliance.
