Catalogne : Des étudiants sahraouis mettent en échec une conférence de propagande marocaine à Saragosse
CATALOGNE (Espagne) – Des étudiants sahraouis de l’Université de Saragosse ont réussi à démasquer les allégations de l’occupation marocaine en faisant avorter une conférence organisée par le consulat du Maroc à Tarragone. L’événement, qui visait à promouvoir les thèses expansionnistes du « Makhzen » en Catalogne, a tourné au scandale lorsque des diplomates marocains, pris de court, ont agressé physiquement les étudiants.
Une confrontation directe à la Faculté de Droit Selon un communiqué de la section de la Ligue des étudiants sahraouis à l’Université de Saragosse, l’incident s’est produit au sein de la Faculté de Droit. Alors que le consulat marocain tentait de promouvoir l’occupation illégale du Sahara occidental, des membres de la Ligue ont publiquement réfuté ces arguments devant l’assistance. En réaction, des membres de la délégation consulaire, composée d’au moins 20 personnes, sont intervenus de manière barbare pour faire taire les étudiants avant de les expulser violemment de la salle.
La conférence, présidée par la consule marocaine en personne, s’appuyait sur des documents falsifiés pour tenter de justifier une prétendue souveraineté marocaine sur le territoire sahraoui. Les étudiants ont fermement dénoncé ces contre-vérités, rappelant qu’elles violent la légalité et le droit international.
La détermination de la jeunesse sahraouie Dans une déclaration, Khaled Loulad, membre de la Ligue des étudiants sahraouis en Espagne, a affirmé que « ces pratiques et ces tentatives d’infiltration ne dissuaderont jamais les étudiants sahraouis de défendre leur cause juste ». Il a réitéré leur attachement au droit à l’expression dans les espaces académiques pour dénoncer la désinformation orchestrée par l’occupation marocaine.
Une « diplomatie de voyous » récidiviste Cet incident a suscité une large vague de solidarité avec les étudiants. Les observateurs notent que le recours à la « violence physique » semble devenir une marque déposée de la diplomatie marocaine lorsqu’elle se retrouve acculée par la solidité juridique du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Ce n’est d’ailleurs pas une première pour ce régime. Le Makhzen avait déjà tenté de perturber les partisans de la cause sahraouie lors de la Quatrième Commission de l’ONU en octobre dernier, ainsi que lors d’une conférence de la jeunesse arabo-africaine en Ouganda. Plus grave encore, en 2024, l’ambassadeur sahraoui auprès de l’Union africaine, Lamine Baali, avait été agressé par un membre de la délégation marocaine lors d’une réunion de la TICAD au Japon, obligeant les autorités japonaises à instaurer une protection policière renforcée pour la délégation sahraouie à Yokohama en août dernier.
Malgré les tentatives d’intimidation, les pots-de-vin et le chantage, la détermination du peuple sahraoui reste inébranlable dans sa lutte pour la liberté et l’indépendance.
