Plainte urgente auprès du Conseil de Sécurité après l’escalade meurtrière de l’occupation sioniste
BEYROUTH – Le Liban a annoncé, ce jeudi, avoir déposé une nouvelle plainte contre l’entité sioniste devant le Conseil de sécurité de l’ONU, suite à l’intensification des agressions militaires, ont rapporté des médias locaux citant des sources officielles.
Le gouvernement libanais a précisé, dans un communiqué, que le Conseil des ministres a pris la décision d’introduire ce recours urgent après l’escalade des attaques menées mercredi, notamment contre la capitale, Beyrouth, faisant de nombreuses victimes civiles. Le gouvernement a souligné que cette escalade sape tous les efforts internationaux et régionaux visant à stopper la guerre et constitue une violation flagrante des principes du droit international et du droit international humanitaire.
Le bilan des victimes des agressions de l’armée de l’occupation sioniste contre plusieurs régions du Liban s’est alourdi à 203 martyrs et plus de 1 000 blessés pour la seule journée de mercredi, a déclaré ce jeudi le ministre libanais de la Santé, Rakan Nasser Eddine.
L’aviation sioniste a mené mercredi ses attaques les plus violentes contre le Liban depuis le 2 mars dernier, ciblant Beyrouth ainsi que des zones dans la Bekaa et au Sud du Liban.
La présidence libanaise a fermement condamné cette agression, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour mettre fin à cette approche qui menace la sécurité et la stabilité régionales. Le président libanais, le général Joseph Aoun, a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale d’intervenir pour stopper les agressions répétées de l’entité sioniste.
Pour rappel, un accord de cessez-le-feu était entré en vigueur le 27 novembre 2024, stipulant le retrait des forces de l’occupation des villages frontaliers du Sud dans un délai de 60 jours. Bien que le gouvernement libanais ait accepté de prolonger ce délai jusqu’au 18 février 2025, l’entité sioniste maintient ses positions dans cinq points stratégiques et poursuit ses violations systématiques de l’accord.
