Algérie : la Cour constitutionnelle met en avant la consolidation du contrôle juridictionnel aux standards internationaux
La présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leïla Aslaoui, a souligné mardi à Alger l’évolution significative du système constitutionnel algérien, inscrite dans une dynamique continue visant à instaurer un contrôle juridictionnel conforme aux standards internationaux.
À l’ouverture de la 3e Conférence internationale consacrée au « rôle du contrôle de constitutionnalité dans la protection des droits et des libertés en Algérie et dans les systèmes comparés », organisée au Centre international de conférences Abdelatif Rahal (CIC), Mme Aslaoui a mis en exergue la profonde évolution du système constitutionnel algérien, reflet d’une démarche soutenue visant à aligner le contrôle juridictionnel sur les standards internationaux.
Elle a également insisté sur la place centrale de la justice constitutionnelle, présentée comme un véritable pilier de protection des droits et des libertés.
Concernant l’organisation d’une conférence internationale annuelle de la Cour constitutionnelle, elle a expliqué que la consécration de cette tradition «traduit l’engagement à faire de la justice constitutionnelle le principal pilier de la protection du statut juridique du citoyen», insistant sur «l’importance de la rigueur scientifique dans le traitement des questions constitutionnelles».
Rappelant le «franc succès» de la précédente édition de la Conférence internationale, Mme Aslaoui a souligné que ses conclusions ont mis en évidence la nécessité de «renforcer l’accès du citoyen au juge constitutionnel».
De son côté, la Représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, Mme Natasha Van Rijn, a estimé que l’organisation de cette rencontre, en partenariat avec la Cour constitutionnelle et sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, témoigne du «partenariat stratégique de qualité» qu’entretiennent les deux parties.
Le thème de la conférence est «au cœur des fondements de toute société démocratique», a-t-elle dit, soulignant que la justice constitutionnelle constitue «une garantie essentielle de la primauté de la Constitution et un mécanisme central d’équilibre entre les pouvoirs».
Elle a, par là même, salué les efforts de l’Algérie en faveur du «renforcement de son cadre juridique et institutionnel».
Source: APS
