Tebboune révèle pourquoi l’Algérie a envoyé des avions militaires au Niger
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a révélé l’une des principales raisons ayant conduit l’Algérie à envoyer des avions militaires au Niger, précisant que cette opération visait à faire face à une tentative de coup d’État.
Lors de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale, le chef de l’État a indiqué que certaines parties étaient allées trop loin dans leurs manœuvres, affirmant que la tentative de renversement survenue au Niger, peu après la visite du Premier ministre nigérien en Algérie, constituait une tentative de provocation à l’égard d’Alger.
Cette déclaration apporte un éclairage sur le contexte de la crise entre l’Algérie et les Émirats arabes unis, le président Tebboune liant le différend non seulement à des divergences diplomatiques, mais également à des développements qu’il présente comme ayant touché à la sécurité intérieure et à la stabilité politique de la région.
Pour rappel, l’Algérie avait annoncé, le 10 septembre 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, après avoir convoqué l’ambassadeur émirati et lui avoir officiellement notifié la décision, avec un délai de 48 heures pour quitter le territoire national. Le ministère algérien des Affaires étrangères avait alors évoqué une multiplication de comportements jugés provocateurs et hostiles de la part d’Abou Dhabi.
La diplomatie algérienne avait également affirmé avoir fait preuve de retenue et adressé plusieurs avertissements avant que ces agissements n’atteignent, selon elle, un niveau incompatible avec les relations entre deux États souverains.
Le 11 septembre, le ministère de la Défense nationale avait annoncé la fermeture de l’espace aérien algérien aux appareils civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis ou exploités par des compagnies émiraties, qu’ils soient en provenance ou à destination du territoire émirati.
La mesure concernait également les appareils émiratis en transit dans l’espace aérien algérien, avec une exception temporaire pour les vols commerciaux réguliers d’Emirates à destination de l’aéroport Houari-Boumediene, jusqu’à l’expiration des arrangements contractuels en vigueur à la fin de l’année 2026.
